Comment apprendre et prendre de bonnes habitudes ?

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Apprendre, voilà un mot que vous allez entendre ou que vous avez entendu pendant toute votre scolarité. Etes-vous capable de me dire ce que signifie vraiment ce mot ? Etes-vous sûr de ne pas la confondre avec le mot contrôle ou encore découverte ? Et pourquoi le mot contrôle vous mets des sueurs froides ? C’est tout cela que nous allons expliquer aujourd’hui.

Avant de commencer, rendons à Fabien Olicard, ce qui appartient à Fabien Olicard. Et laissons César dans ses pénates. Fabien Olicard est un mentaliste, c’est à dire un personne qui travaille avec nos biais cognitif pour faire des tours de Magie. Il a aussi fait un énorme travail sur le fonctionnement du cerveau et sur la mémoire. Je vous conseille ses chaines youtube : FabienOlicard et Fabien Olicard La deuxième chaîne. Grâce à lui, j’ai appris les trois phase de l’apprentissage et

SCHELA CHEVAL noir sur blanc et blanc sur noir

Sur cette imagez, le cheval que vous voyez gris et en fait aussi noir que le fond sur lequel est le cheval blanc.

Le cycle de l’apprentissage

L’acquisition de nouvelles connaissances se fait en trois étapes : La découverte, l’apprentissage et le contrôle. Ces trois phase forment un cycle.

La découverte est le moment où votre cerveau reçoit une nouvelle information. Vous entendez une nouvelle chanson à la radio, votre moniteur vous explique un nouveau mouvement pour le cheval. C’est aussi le moment où vous clarifier toutes les notions pour bien les comprendre.

Ensuite vient la phase de l’apprentissage : C’est un moment de création. C’est la phase qui prend le plus de temps. Le but est trouver des astuces pour retrouver l’information le plus rapidement possible et de compléter les informations manquantes. Fabien a fait plein de vidéo : Le palais mental, chanter, ou associer des chiffres à un personnage pour se rappeler une date historique et l’apprentissage espacé.

Plus ce que vous apprenez est absurde ou vous provoque des émotions. Plus vous le retiendrez. Ma nièce a pris l’habitude de chanter certaines leçons pour les apprendre. C’est absurdes. Dans la série Wildfire de 2008, Pablo Betart, le vétérinaire chante une chanson de noël pour apprendre le squelette du cheval.

Ensuite viens, le contrôle : Vous vérifiez l’état de nos connaissances sur un sujet. Avez-vous bien retenue la liste de vocabulaire ? Etes-vous capable d’expliquer la différence entre l’épaule en dedans et l’épaule en avant à un enfant de 5 ans ?

SCHEMA

Le premier tour nous semble logique. Mais il s’agit d’un cycle. Cela signifie que l’on passe du contrôle à la découverte. C’est le cas lorsque vous faites une erreur puis que vous la corrigé. L’erreur est dans la phase de contrôle et la correction dans la découverte. C’est à ce moment-là que le cycle reprend. Pensez pour chaque cycle à laisser de côté les bonnes réponses. Le but étant de garder le plus d’énergie pour ce qu’il reste à apprendre.

Arrêtez de lire vos cours !

Passez à une méthode plus efficaces et surtout espacer vos apprentissage.

Une fois que l’on connaît ce cycle, il est important de savoir quand l’activer.

Quelles sont les meilleurs conditions pour apprendre ?

Notre cerveau a deux modes de fonctionnement, le mode avec et sans danger. Les deux modes ont des fonctionnements au niveau des neurones et des hormones, complètement différents.

Le mode sans danger

Lorsque tout va bien, votre cerveau peut analyser, réfléchir, organiser, planifier, acquérir de nouvelles habitudes et apprendre. Toutes ces actions sont liés au cortex préfontal (le devant de votre cerveau). Vous êtes alors conscient et une partie de vos mouvements sont intentionnels. D’ailleurs apprendre est une transformation bien particulière de notre cerveau. Dans votre cerveau, il y a de cellules qui ont des antennes appelé neurone. Une partie des antennes sert à recevoir une information et une autre à envoyer de l’information neurone. La découverte est l’instant où deux de ces cellules se connectent pour la première fois. L’apprentissage correspond au renforcement de ce nouveau lien. Quand au contrôle, c’est la vérification des liens, tout simplement. C’est ainsi qu’au fur et à mesure l’information s’enrichit.

Le mode « EN DANGER »

Lorsqu’il y a un danger, les amygdales dans le cerveau vont couper la connexion avec le cortex préfontal, augmenter la sensibilité de vos 5 cinq sens et diminuer la douleur. Si vous vous coupez le doigts alors que vous être poursuivi par un T-Rex, vous ne le sentirez même pas. De plus, vous passez dans des mouvements inconscients et habituels. Si vous connaissez la situation comme un tremblement de terre. Votre premier réflexe va être de vous cacher sous une table. Si la situation est inconnu, vous allez choisir entre la fuite, le paralysie ou le combat. Et c’est la même chose chez les chevaux. Un cheval qui a peur va soit faire un écart, soit le combattre, soit se figer. Et tout ça de façon inconsciente. Ce n’est que lorsque votre mode « en danger » sera éteint que vous ressentirez les douleurs.

C’est car votre cerveau est en mode « en danger » que l’on vous interdit de vous relever juste après une chute. En effet, votre corps doit repasser en mode sans danger pour savoir où sont les douleurs. Si vous vous relever tout de suite vous risquez d’aggraver vos blessures s’il y en a. Donc prenez votre temps.

Un petit moment de réflexion. A votre avis, est-ce qu’une personne ayant fait un très mauvais résultat va progresser si on lui crie dessus ? Et bien non, vous mettez son cerveau en mode « En danger » et vous bloquez son apprentissage. Si cette apprentissage est déjà un peu solide, il mettra un peu de temps à répondre mais il ne le renforcera pas. Je vous conseille cette vidéo de Fabien Olicard (toujours lui !) : Pourquoi crier semble bien pour apprendre (et pourquoi c’est faux).

Comment passons-nous d’un mode à un autre ?

Dans votre cerveau, vous avez les amygdales. Ce sont elle qui passe d’un mode à un autre. Pour cela, elles analysent les stimulis extérieurs et déclencher ou non, le plan d’alerte de notre cerveau. L’explication est très simplifiée mais c’est voulu. Un stimuli est déclenché dès que l’un de vos 5 sens détecte quelque chose. J’entends une voiture qui roule, cela créer un stimuli dans mon cerveau et je peux imaginer la voiture. Le seuil de tolérance, c’est le moment où l’accumulation d’un ou plusieurs stimuli nous fait passer d’un mode à l’autre.

Nous avons tous des seuils de tolérance différents en fonction de la quantité et du type de stimuli et du type. Je peux supporter une journée au club hippique là où une personne qui ne supporte pas l’odeur partira au bout de 5 minutes. J’ai une amie qui a le sens de l’odorat tellement développé qu’elle ne peut pas mettre les pieds dans une parfumerie. Au niveau physique aussi, vous avez des seuils. Si je force trop sur un muscle, l’accumulation de stimuli va atteindre le seuil qui m’obligera à tout relâcher d’un coup. Le plus flagrant, ce sont les Haltérophilie, on voit tout d’un coup, leurs bras qui balancent le poids vers l’avant car il ne supporte plus le poids.

Attention une absence de stimuli peut déclencher aussi le mode danger. C’est le cas des mères qui se mettent à chercher leur enfant de bas âge car elle n’entendent plus de bruit. C’est aussi très utilisé au cinémas avant une scène intense. L’absence de musique vous met en alerte.

Maintenant que l’on connaît les deux modes de fonctionnement de votre cerveau et le seuil. Comment faire pour éviter voir reculer le seuil ou et avoir les bons réflexes au moment où notre cerveau se sent en danger ? C’est là qu’intervient l’habitude.

Qu’est-ce qu’une habitude ?

L’habitude s’est l’aboutissement ultime de l’apprentissage. Le lien entre les neurones sont si fort que vous n’avez plus besoin d’y penser pour faire une action. Cela veut aussi dire que vous serez capable d’utiliser cette apprentissage en mode danger.

En équitation la première habitude à apprendre et de se mettre en arrière lorsque l’on perd le contrôle du cheval. Et c’est un apprentissage car un humain en danger a pour premier réflexe de se mettre en boule pour sécuriser sa tête.

Une habitude se déclenche avec un stimuli. Si vous sentez un plat de spaghetti quelque soit l’heure, vous allez automatiquement saliver. Là où cela devient intéressant c’est qu’une habitude, c’est en fait un circuit avec plusieurs neurones. Ce qui signifie qu’un stimuli peut enclencher une suite d’idée ou d’action.

Imaginez que votre père est décidé cette année que tous les lundis, il y aura au menu du poulet roti. La première fois que vous allez sentir le poulet, cela ne vous évoquera rien. Au moment descendre manger, vous vous étonnez de ne pas voir l’assiette de votre mère. Votre père vous rappelle qu’elle est partie au club. A force de répétition du même repas chaque lundi, l’odeur du poulet vous rappellera que c’est lundi, c’est le plat préféré de votre maman et qu’elle monte à cheval ce soir. On est passé d’une odeur de poulet roti à une organisation planifié de la famille.

Un des stimuli les plus connus, c’est la sonnerie de réveille. Elle enclenche toute une série d’habitude du levé du lit jusqu’au travail.

Du coup, pour avoir les bonnes nos habitudes, ils suffit d’en changer ! Hop-là ! En avant Guingamp !

Pourquoi changez d’habitudes demande un gros effort et du temps ?

Pour changer une habitude, il faut que le circuit neuronal de la nouvelle habitude soit plus épais que celui de l’habitude que l’on souhaite gommer. Donc, il faut à la fois contrer l’ancienne habitude et muscler la nouvelle. Cela vous demande une énergie de folie ! Hors vous n’avez pas d’énergie illimitée non plus.

De plus, sur terre « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » d’après la citation d’Antoine Lavoisier. Ce qui veut dire que pour renforcer votre circuit, il vous fait de la matière qui vient de vos repas. C’est pas en avalant deux hamburgers que vous apprendrez mieux. Car pour le coup, tout votre énergie ira dans votre estomac et vous ne pourrez pas réfléchir donc vous retomberez dans vos mauvaises habitudes. C’est pour cela que changer peut prendre entre 2 et 6 mois voir un an. Car oui, vous retenez sur une journée la première fois, mais au bout de trois jours, vous avez oublié et il faut repasser régulièrement sur vos notions pour les garder et ne pas les oublier d’une année sur l’autre. C’est d’ailleurs tout le paradoxe de l’école. Elle nous demande d’apprendre de nouvelles choses en permanence. Du coup, on ne retient pas grand chose une fois sortie. Je serai incapable de réciter mes verbes irréguliers d’espagnol alors qu’en troisième, cela sortait tout seul.

Sacré chapitre non ? Vous avez appris plein de choses. Et bien la meilleur façon de consolider tout vos apprentissages, c’est de dormir !

Bien dormir pour bien apprendre seulement !

Le sommeil consolide les apprentissages dans la journée. C’est ce que la chercheuse Stéphanie Mazza nous explique dans cette video : Le sommeil, un temps nécessaire pour les apprentissages.

Attention, j’ai bien dit les apprentissage pas les découvertes. Si une nouvelle idée vous vient juste avant de dormir, penser à la noter ! Sinon, elle disparaît.

Vous vous souvenez que notre cerveau avait plusieurs mode de fonctionnement. Ces deux fonctionnements ne sont valables qu’éveillé. La nuit le cerveau a d’autres mode de fonctionnement.

SCHEMAS

Pendant, le sommeil léger, l’apprentissage va continuer notamment pour tout ce qui est théorique.

Ensuite vient le sommeil profond. Le cerveau faire faire deux choses : il continue l’apprentissage théorique et effectue le nettoyage de déchets de la journée. Rappelez-vous que votre cerveau se nourrit avec des molécule. S’il mange alors il produit aussi des déchets. Et il faut bien évacuer les déchets pour faire place à de la bonne nourriture.

Un fois le cerveau propre, on passe au sommeil paradoxal. C’est le moment où la mémoire des gestes s’active. Le corps va rejouer tout le mouvement appris dans la journée. C’est aussi le moment où les somnambule se lève. En effet, normalement, le cerveau désactive la connexion entre le corps et lui pour refaire ces séquences. Mais parfois cette déconnexion se fait mal et nous pouvons nous mettre à parler (Ma grand-mère maternelle et moi parlons), et parfois nous partons en balade.

Et l‘ensemble du sommeil nous permet d’être plus efficace sur l’organisation. (planning, rangement, ect…)

En une nuit, vous faites entre 4 et 5 cycles de sommeil. Lors d’une sieste, vous faites 1 cycles.

Le manque de sommeil commence lorsque vous avez pris l’habitude de dormir une heure de moins que dont vous avez besoin. Sur le long terme, manquer de sommeil, c’est perdre plus de la moitié des connaissances et de ces capacités. Vous pourrez réviser autant que vous voulez, vous perdrez quand même la moitié de vos connaissances sans un bon sommeil. Du coup, voici vos besoins de sommeil minimum en fonction de votre âge :

SCHEMA

Le cheval apprend de la même façon que nous !

Surprise ! Les chevaux ont exactement les mêmes besoins que nous pour apprendre. Donc soyez indulgents et patients avec eux. Vous pouvez relire cette article en pensant à eux.

Félicitations !

Maintenant, vous avez toute les clefs pour apprendre : le sycle de l’apprentissage, le bon mode cérébrale pour appendre et la bonne quantité de sommeil. Vous allez respirer un grand coups et prendre le temps nécessaire pour mettre de bonnes habitudes en place.

Ce sujet sur l’apprentissage me fascine. Il y a tellement à dire encore mais il faut aussi que l’on retrouve nos chevaux !

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