Le fonctionnement du trot

  • Commentaires de la publication :0 commentaire
  • Dernière modification de la publication :13 février 2026

Le trot est une allure plus rapide que le pas, la vitesse moyenne au trot est de 15 km/h. Les chevaux de courses, les trotteurs, peuvent aller jusqu’à 50 km/h.

Les particularités du trot

Allure symétrique : Cela signifie que les mouvements effectués par le bipède diagonal gauche (antérieur gauche – postérieur droit) sont ensuite reproduits avec le bipède diagonal droit (antérieur droit – postérieur gauche).

Allure sautée : Le trot a un temps de projection entre deux posers de diagonal. Aucun membre n’est alors en appui sur le sol.

Temps : Le trot est une allure composée de 2 temps égaux. Cela signifie que deux membres se soulèvent en même temps : le diagonal droit (l’antérieur droit et le postérieur gauche) et le diagonal gauche (l’antérieur gauche et le postérieur droit).

La description de l’allure du trot

En fait, le troisième temps est le temps de suspension ou projection, qui se situe entre le lever des deux diagonaux.
Dans cette allure, l’encolure du cheval reste fixe.

Pourquoi l’encolure est-elle fixe dans cette allure ?

L’encolure du cheval au trot est fixe car celui-ci a suffisamment de vitesse pour rester équilibré. Il n’a pas besoin de jouer avec son équilibre pour avancer.

« À vos marques », « Prêts », « Partez ».

Exactement comme Usain Bolt, l’homme le plus rapide du monde en 2025. Intéressons-nous à une de ses courses. Sur la ligne de départ, il se positionne en équilibre sur ses pieds et ses mains. « À vos marques » : il est littéralement à quatre pattes par terre. C’est quand même étrange pour courir non ? « Prêts » : le déséquilibre s’accentue fortement par le lever des fesses. « Partez » : le départ est donné, tout son corps va se pencher en avant pour se projeter loin et ensuite se redresser. Puis le haut du corps reste bien droit jusqu’à un ou deux pas de la ligne d’arrivée. En effet, comme ce sont les épaules qui comptent pour le chronomètre, les coureurs se jettent en avant sur la ligne d’arrivée.

Reparlons de ce départ au sol dans la phase « Prêts ». En fait, le coureur est en déséquilibre à ce moment-là. Il l’est tellement qu’il a besoin de se tenir sur les mains. Lorsque la course démarre, les jambes récupérent l’énergie de ce déséquilibre pour que le coureur puisse se projeter loin en avant. Ensuite, il ne reste plus qu’à entretenir la vitesse.

Le trot est une allure qui paraît simple mais c’est une allure très inconfortable. Le cavalier est « malmené » et peut être instable dans sa selle. Je vous rassure, il y a une solution pour éviter cet inconfort.

Le trot enlevé

Le cavalier va se lever et redescendre dans sa selle, un temps sur deux, en rythme avec le cheval. Cette façon de faire évite les à-coups sur le dos du cheval. On a beau avoir un amortisseur et une selle, le cheval reste sensible du dos et trotter « enlevé » permet de lui éviter bien des désagréments.

Hé ! Une ! Deux ! Une ! Deux ! Les premières fois, vous aurez du mal à respirer ou à tenir le rythme et c’est normal. Prenez le temps de respirer, de faire des pauses. C’est comme la première fois où vous avez fait du vélo, il faut du temps à votre corps pour s’habituer à ce nouveau mouvement. Une fois la technique du trot enlevé acquise, cela vous paraîtra tout naturel.

Trottez en amenant votre nombril vers l’avant, vers la tête du cheval et non vers le haut. C’est vraiment votre cuisse qui va vous faire monter. Ceci est très important car cela vous oblige à ouvrir puis fermer vos hanches.

Trotter sur le bon diagonal

Rien de plus simple ! Lorsque vous êtes à main gauche, vous trottez sur le diagonal droit. Cela signifie que vous « suivez » l’antérieur du cheval qui est à l’extérieur (position assise lorsque l’antérieur droit se pose). Mais pourquoi ?

Ceci est lié à l’équilibre de votre cheval lorsqu’il tourne. En effet, toujours à main gauche, votre cheval tournera vers la gauche le plus souvent (dans les coins du manège notamment). Pour tourner à gauche, il a besoin de s’équilibrer sur son antérieur droit pour pouvoir lever et écarter l’antérieur gauche. Donc votre corps doit être au plus près du point d’équilibre de l’antérieur droit lorsque celui-ci est en appui, donc assis, pour aider le cheval à libérer l’antérieur gauche lors du changement de trajectoire. Sinon, le cheval trébuche ou tombe.

Faites le test sur vous-même, mettez-vous debout et essayez de mobiliser votre jambe lorsque vous êtes en appui sur celle-ci, puis lorsque vous êtes en appui sur la jambe opposée. Ce n’est que lorsque vous êtes en appui sur la jambe opposée que vous arrivez à mobiliser votre jambe !

En conséquence, au trot enlevé, lorsque l’on change de main, on change de diagonal. Pour cela, il suffit de rester deux temps en l’air et de reprendre le rythme du trot. Évitez de rester deux temps assis pour ne pas taper sur le dos du cheval.

Trotter assis

Le trot enlevé est une technique qui s’acquiert assez facilement mais ce n’est hélas pas le cas du trot assis. Pour trotter assis, il faut s’asseoir sur l’arrière de nos fesses dans la selle. Et la seule chose à faire, c’est de se détendre le plus possible pour que notre bassin suive le mouvement du cheval en rythme avec lui et laisser nos hanches reproduire le même exercice qu’au trot enlevé : c’est-à-dire s’ouvrir puis se fermer en rythme avec le cheval.

D’où l’importance de bien savoir « trotter enlevé » avant de s’asseoir !

Félicitations !

Après avoir vu le fonctionnement du pas et du trot, il reste le galop. Alors… « au galop ! »

Lire l'article suivant

Laisser un commentaire