Comment demander à mon cheval d’avancer, de ralentir et de s’arrêter ?

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  • Dernière modification de la publication :13 janvier 2026

Cette article se concentre sur la gestion de la vitesse du cheval ! On va bien évidemment parler de l’impulsion et expliquer comment indiquer au cheval la bonne vitesse et ce qui lui permet de la maintenir.

Dans les procédures qui vont suivre, les actions sont à cumuler comme lorsque vous étiez à pied. Dès que le cheval répond correctement à votre demande, vous cessez la demande en reprenant votre position de base. C’est à dire une position neutre, qui ne demande rien.

« La demande est progressive et la fin de la demande est immédiate. »

Cette notion est très importante car c’est le cœur de notre communication. Sans ces repères là, le cheval est perdu.

Si votre demande est soudaine, votre cheval aura une réaction vive, de peur et/ou de fuite. Cela peut aussi être très douloureux pour lui. Il peut avoir une réaction agressive suite à cette action.

Si la fin de votre demande n’est pas immédiate, c’est que votre demande n’est pas claire. Le cheval aura deux réactions face à cela. Soit il continuera à chercher une solution pour que toutes les contraintes s’arrêtent car elles sont vraiment gênantes pour lui. Soit il ne réagira pas la prochaine fois que vous ferez cette demande-là car elle ne correspond à rien de compréhensible pour lui.

Vous avez peut-être entendu parler de cheval « froid à la jambe », ou de « dur dans la bouche ». C’est souvent lié à une répétition de demandes mal terminées, par exemple, un cavalier dont la jambe bouge tout le temps, ou alors un cavalier qui tire en permanence sur les rênes. Donc, faites attention à cela.

Demander au cheval d’avancer

Petit rappel sur la façon de demander quelque chose au cheval. Il faut toujours recommencer la procédure de zéro à chaque nouvelle demande. Si votre cheval a eu besoin d’un rappel de la cravache, cela ne vous autorise pas à l’utiliser en premier lors de la prochaine demande. Au contraire, il faut recommencer par se redresser, respirer, mettre les mollets, etc. C’est de cette façon que vous affinez la communication avec lui.

Un coup de cravache, c’est une petit tape à l’arrière de sa jambe. Ce n’est pas une grande claque comme on peut parfois le voir. Frapper ton cheval très fort que ce soit avec ou sans cravache n’est jamais une solution. Ici le but est de le surprendre pas de le frapper.


1

Se redresser.

2

ouvrir les doigts sur les deux rênes.

3

Serrer les mollets.

4

Avancer les deux mains vers la bouche du cheval.

5

Serrer les talons.

6

Mettre un coup de cravache ou de stick pour surprendre le cheval.

7

Dès que le cheval avance, reprendre tout de suite la position de base.


Demander un arrêt


1

Se redresser.

2

Prendre une grande et longue respiration.

3

Reculer les épaules.

4

Serrer les mollets sans toucher avec les talons.

5

Fermer les doigts sur les deux rênes.

6

Reculer un peu les deux mains au même temps et avec la même énergie.

7

Dès que le cheval s'arrête, reprendre tout de suite la position de base.


Quelle est la différence entre demander un ralentissement et un arrêt ?

C’est l’action de votre corps. Plus votre corps s’oppose au mouvement, plus vous allez ralentir.

Cela veut dire que si je bloque tous les mouvements de mon corps, alors je demande un arrêt, par contre si mon corps a un mouvement plus lent que celui de mon cheval, alors je le ralentis.


1

Se redresser.

2

Ralentir le mouvement de votre corps par rapport au corps du cheval.

3

Fermer les jambes sans toucher avec les talons.

4

Fermer les doigts sur les deux rênes.

5

Reculer les deux mains avec la même énergie.

6

Dès que le cheval est à la bonne vitesse. Reprendre la position de base tout de suite



En 2025, j’ai la chance d’accompagner un enfant autiste pour ces séances d’équitation. Il monte à poney et je suis à pied juste à côté de lui pour l’aider à comprendre les instructions. Je dois aussi lui faire comprendre la différence entre brutalité et douceur. Il a tendance à arrêter sa ponette au lieu de la ralentir car sa demande est trop dure, trop figée. J’essaye de lui apporter de la nuance avec le mot « doucement ». Petit à petit, on y arrive.

Mais que faire lorsque le cheval n’écoute plus ? Et que l’on doit s’arrêter ?

L’arrêt d’urgence !

Les seules choses qu’il vous reste lorsque le cheval ne vous obéit plus, ce sont les rênes et la position de votre haut du corps.

Les rênes contrôlent l’encolure de votre cheval. On va donc plier l’encolure du cheval et avec le haut du corps légèrement en arrière, attendre qu’il s’arrête.


1

Le cheval s'emballe !

2

Raccourcir une rêne pour tourner la tête.

3

plier l'encolure du cheval et attendre.

4

Dès que le cheval s'arrête, le caresser.


Un cheval, avec l’encolure pliée, est obligé de tourner sur lui-même. Dans cette position, il ne peut plus prendre de vitesse, ni la maintenir donc il ralentit. C’est pour cela que cette méthode n’est pas utilisée pour tourner mais appliquée uniquement en cas d’urgence. Cela demande beaucoup d’énergie au cheval. Une fois arrêté, il est important de laisser à votre monture le temps de reprendre son souffle et ses esprits. Il faut aussi le caresser abondamment afin de le calmer et lui redonner confiance.

Félicitations !

Maintenant que l’on sait avancer, ralentir et s’arrêter. On a enfin la possibilité de tourner !

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