Le pas est l’allure la plus lente, la vitesse d’un cheval au pas se situe entre 6 et 7 km/heure en moyenne.
Les particularités du pas
Allure symétrique : Cela signifie que les mouvements effectués par les membres côté droit (bipède latéral droit) se répètent ensuite sur les membres côté gauche (bipède latéral gauche).
Allure marchée : Cela signifie que le cheval a toujours au moins un sabot au sol. Il n’y a pas de temps de suspension comme au trot ou au galop.
Temps : Cette allure est composée de 4 temps égaux. C’est-à-dire que chaque sabot se pose l’un après l’autre.

Attends ! Tu es en train de nous dire que le nom du site internet ‘Un sabot après l’autre‘ est une référence à l’allure du pas ? Exactement. Pour apprendre, il faut savoir ralentir et prendre le temps. Et si l’on ajoute un aspect ludique, on retient plus facilement !
L’enchaînement des sabots au pas

La différence entre poser et lever de sabot
Pourquoi est-ce différent dans les livres ? Pourquoi dans mes livres parle-t-on de poser de sabot alors que, sur le site, on parle de lever de sabot.
Simplement parce qu’il est plus facile d’agir sur une jambe qui ne touche pas le sol que sur une jambe posée sur le sol. En équitation, vous devez agir sur les jambes du cheval lorsqu’elles sont dans les airs afin de leur indiquer le tracé qu’elles doivent suivre. Une fois que le sabot est posé, il n’est plus possible d’agir sur sa position.
Alors autant s’intéresser au lever des jambes dès le début.
Lorsqu’on vous apprend à regarder le poser d’une jambe, vous avez certainement un temps de réflexion plus long pour savoir laquelle est en suspension au même moment. Regardez ces deux phrases :
« L’antérieur gauche se lève, je peux agir dessus. »
« Le postérieur gauche se pose donc l’antérieur gauche se lève et je peux agir dessus. »
Constatez que la première phrase est plus simple et plus rapide à prendre en compte. Dans la seconde, vous perdez un peu de temps de réflexion et vous risquez d’être en retard dans vos aides. Alors, autant prendre tout de suite les bons réflexes !

Un cheval en deux parties
Vous pensez avoir tout vu ? Pour l’instant, je ne vous ai parlé que de la partie basse de votre cheval. Mais qu’en est-il de la partie haute du cheval ? Suit-elle le mouvement toute seule comme par magie ?
Je vous mets au défi d’avancer d’un pas sans jamais vous pencher en avant. Ce n’est pas possible. Vous avez besoin de déséquilibre pour avancer. Le cheval a lui aussi besoin de déséquilibre et notamment grâce à son balancier principal, l’encolure. Elle va s’allonger puis remonter, de façon plus ou moins marquée, en fonction des besoins de l’allure.
La fixité de la main
En tant que cavalier, vos mains doivent être fixes. Fixes par rapport à quoi ?
Certains vous diront le garrot. Mais si vous fixez votre main par rapport au garrot, votre cheval ne peut plus étendre son encolure. Sans extension d’encolure, pas de déséquilibre, donc pas de mouvement en avant. Votre cheval se tortillera, s’agacera, freinera… Et si vous mettez encore plus de jambes à ce moment-là, vous le comprimez dans son mouvement !
La main est toujours fixe rapport à la bouche du cheval. Ce qui veut dire que vos mains doivent accompagner le mouvement de balancier pour ne pas tirer sur sa bouche.
Encore faut-il comprendre comment l’encolure fonctionne dans les différentes allures.
Fonctionnement de l’encolure au pas.

Avez-vous remarqué que l’encolure suit le mouvement des antérieurs ? Dès que l’un s’avance, l’encolure s’étire. C’est une bonne indication pour apprécier la position des membres lorsque vous êtes au pas. Remarquez également la position des bras du cavalier sur les schémas. Ils suivent la bouche du cheval.

Astuce : Lorsque vous êtes au pas, au trot ou au galop, essayez de deviner quels sabots sont en l’air.
Félicitations !
Vous marchez d’un bon pas maintenant… Et si nous passions à une allure supérieure ?
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