Comment s’équilibrer sur le dos du cheval ?

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  • Dernière modification de la publication :5 août 2026

Une fois à cheval, bien positionné à l’arrêt, vous demandez à votre cheval de partir au pas. Une fois au pas, vous ne parvenez plus à maintenir à la perfection la position que vous aviez à l’arrêt et tant mieux … Votre corps va devoir accompagner l’allure du cheval pour qu’il garde sa liberté de mouvement. Si vous vous crispez complètement, le cheval sera dans l’incompréhension la plus totale et s’arrêtera.

Dans cet article, je vous propose de voir comment accompagner au mieux les trois allures. C’est ce que vous apprenez dans les trois premiers galops de la Fédération. Il faut en effet entre trois et quatre ans de pratique pour bien comprendre le fonctionnement du corps de votre cheval ainsi que celui de votre propre corps. Je vous propose ici de ne pas trop tâtonner au début en vous donnant des explications claires.

Les pré-requis

Avant de rentrer dans le vif du sujet, voici les articles que vous devriez lire avant de continuer :

Chap 3 article 5 : La position de base des aides du cavalier

Chap 4 article 4 et sous-articles : Que sont les allures ?

Rappel : la position de base

Toute les explications suivantes partent de la position de base. Voici donc le schéma de référence :

Les sensations

Le pas est une allure lente. Cette lenteur vous donne le temps de ressentir le mouvement de chaque membre. Exercez-vous à ressentir chaque pas et à anticiper le prochain.

Maintenant, focalisez-vous sur les antérieurs. Vous devriez sentir la montée de l’antérieur par rapport à sa position initiale. En effet à l’arrêt, les antérieurs sont posés. Ces derniers, pour se mettre en mouvement, doivent décoller du sol pour ensuite chercher de l’espace vers l’avant. Votre selle étant très proche des épaules, vous pouvez sentir toutes ces mécaniques.

Pour les postérieurs, la sensation est différente. Vous sentirez uniquement la poussée. Tout ce qui est mouvement complet est trop éloigné de votre selle. Cependant, dès que le sabot pousse, vous êtes propulsé vers l’avant.

Donc, au pas, vous allez sentir l’épaule gauche se lever pendant que le postérieur droit vous propulse et inversement.

Maintenant, parlons de l’encolure. L’encolure suit le mouvement des deux antérieurs. Vos mains sont portées vers l’avant puis reviennent dans un rythme deux fois plus rapide qu’une foulée de pas. Cela signifie que, dans une foulée, vos mains avancent et reviennent au point de départ deux fois.

Le résumé

Voici un résumé de l’ensemble des informations.

Accompagner les mouvements du pas.

Au niveau de votre corps, les parties qui bougent sont le bas du corps qui devient souple à partir du bassin et le haut du corps qui reste fixe en dehors des bras et avant bras qui accompagnent l’encolure.

Le trot est une allure dynamique ! Et vous allez vite comprendre pourquoi.

Les sensations

La première fois que vous avez trotté, vous vous êtes senti partir dans tous les sens. Cela est dû au fait que les mouvements des membres sont rapides et en diagonale.

Pour le coup, on ne peut pas séparer la sensation des antérieurs et des postérieurs, nous allons plutôt parler des diagonaux. Quand le diagonal gauche se lève, vous êtes propulsé vers le haut et vous basculez à droite. En même temps, le diagonal qui s’est baissé vous propulse vers l’avant. Cela génère beaucoup d’informations en très peu de temps.

Au niveau de l’encolure, comme elle est fixe, vous n’avez pas à l’accompagner.

Accompagner les mouvements du trot enlevé.

Le trot enlevé est une façon d’accompagner le cheval en évitant les rebonds. Le trot enlevé est utilisé par les cavaliers au moment de l’échauffement. Il est difficile d’encaisser les rebonds du cheval alors que notre corps et celui du cheval ne sont pas assouplis par les échauffements. Il y a un vrai risque de claquage pour vous et pour votre cheval.

Comme son nom l’indique, trot « enlevé », le cavalier se lève de sa selle et s’accroupit dans la selle. Pour cela, il choisit de suivre le mouvement du diagonal extérieur à la piste. Attention ! Cette phrase est complexe. Si le cavalier est à main droite alors il trotte sur le diagonal gauche. Cela signifie que le cavalier se lève de la selle au moment où l’antérieur gauche se lève et il m’accroupit dans la selle quand l’antérieur gauche redescend vers le sol. Avec un peu de pratique, vous pourrez même utiliser le début de la propulsion pour vous lever.

Rappel :

Vous vous accroupissez dans votre selle mais vous ne vous asseyez pas. Rappelez-vous que vous devez retrouver votre position de base avec le bassin, bien sur les ischions.

Nous avons parlé de monter et descendre. Or l’antérieur que nous suivons décrit un cercle. Si nous voulons le suivre, il va falloir avancer notre bassin vers les oreilles du cheval au moment du lever. Et ce petit détail anodin fait partie de l’entraînement du trot assis. Nous en reparlerons dans l’article suivant.

Maintenant, parlons de vos mains…
Mais on a dit qu’on n’avait pas à accompagner l’encolure puisqu’elle est fixe !
Au moment où vous vous levez, vos mains ont tendance à suivre le mouvement et ne sont donc plus fixes. C’est un défaut qu’on observe chez la plupart des cavaliers débutants. Pour éviter cela, vos bras et vos avant-bras vont se déplier et se replier afin que vos mains restent à leur place. Prendre conscience de cela devrait énormément vous aider.

Le résumé

Voici un résumé de l’ensemble des informations.

Les sensations

Le galop est plus facile à lire dans le corps que le pas et le trot. Cette allure peut se découper en deux périodes : la propulsion et l’équilibre.

La période de propulsion comprend les deux pas avant la propulsion : le cheval avance et baisse la tête pour allonger son corps puis se propulse fortement vers l’avant. Cette sensation de cheval qui se baisse peut donner la sensation que le cheval veut se débarrasser de vous. C’est une phase qui peut faire peur au cavalier débutant.

La période d’équilibre comprend la phase de projection et le pas suivant sur le postérieur. Le cheval abaisse ses hanches et sa tête se redresse vers le haut et vers vous. Vous avez la sensation que le cheval se lève de l’avant. Le paradoxe, c’est que vous êtes alors en train de descendre vers le sol.

Accompagner le galop à droite

Pour accompagner au mieux le galop, le cavalier doit ouvrir son bassin. Il faut basculer un peu le bassin pour bien s’asseoir. Pour cela, le haut du corps se met légèrement vers l’arrière. Vous pouvez si besoin exagérer cette bascule, le temps que votre bassin s’habitue au mouvement du cheval.

Ensuite, c’est la souplesse du bassin et la tonicité de vos abdominaux qui vont vous permettre de bien suivre le mouvement. Pendant la période de propulsion, le bassin est propulsé, les épaules se mettent naturellement en arrière ce qui permet au bassin de s’ouvrir. Durant la phase d’équilibre, les abdominaux ramènent les épaules dans la position initiale. Les épaules s’avancent et le bassin se referme.

Comme au pas, les mains accompagnent l’encolure du cheval. Elles s’avancent pendant la période de propulsion et reviennent à la position d’équilibre pendant la période d’équilibre.

Le résumé :

Voici un résumé de l’ensemble des informations.

A votre avis, au galop, avec quel pas le cheval peut-il accélérer ?

C’est au moment où le diagonal se pose. En effet, c’est le seul moment où l’un des postérieurs peut s’avancer sans marcher sur l’antérieur. De plus, le cheval tout allongé est plus aérodynamique, comme une formule 1.

Même chose pour le galop à gauche.

Accompagner le galop à gauche

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