Maintenant que vous connaissez et pratiquez les positions les plus confortables pour vous et votre cheval aux trois allures, nous allons parler des trois autres positions à cheval qui vous seront très utiles.
Le trot assis
Comme son nom l’indique, le trot assis est une position où le cavalier reste assis dans sa selle lorsque le cheval trotte. Au début de sa pratique, cette position est très inconfortable et l’on ne comprend pas bien l’objectif de cette position très, très inconfortable !
Le but de cette position
L’objectif premier est d’assouplir votre bas du corps et d’en tonifier le haut. Une fois plus à l’aise, vous rechercherez toutes les sensations envoyées par le corps du cheval afin d’affiner votre communication avec lui. Des sensations que vous ne pouvez pas avoir au trot enlevé.
Cette position est utilisée en dressage, discipline qui nécessite une communication fine et rapprochée avec le cheval.
En pratique
Dans un premier temps, vous devez basculer vos épaules en arrière pour faire pivoter votre bassin et laisser vos jambes pendre. Si vous sentez des contractions, c’est que vous êtes en apnée. Pensez à respirer profondément. De plus, évitez de dépasser les limites de votre corps. Si vous sentez que, même avec la respiration, votre corps ne se relâche pas, faites une pause et reprenez l’exercice plus tard.
Une fois le trot assis en arrière maîtrisé, vous pouvez ramener vos épaules dans l’axe : épaules, hanches et talons. De plus, vos mollets vont pouvoir se rapprocher du cheval. Et là, vous serez au top du top !

Attention ! Évitez de serrez vos mollets plus qu’au trot enlevé, vous perdrez de la communication avec votre cheval. Les jambes doivent rester fixes, souples et détendues, comme si des poids venaient les tirer vers le bas.



Le saviez-vous ? Contrairement à ce que l’on peut parfois entendre, les grands sportifs ne vont pas au-delà de leur limite. Sinon, ils se blesseraient en permanence. Certaines personnes pensent qu’il faut aller au-delà de la limite de son corps pour progresser, donc se blesser. Personnellement avec mon handicap, j’ai compris qu’il y avait trois phases dans l’effort. La première, c’est ce que le corps supporte sans problème, la seconde c’est quand le corps travaille et la dernière c’est quand le corps casse. Ces phases sont progressives et varient en fonction de mon état émotionnel et physique à l’instant T. Je n’aurai pas les mêmes limites si je suis fatiguée ou si je suis en pleine forme, anxieuse ou en colère. C’est en travaillant un peu et surtout régulièrement dans la phase d’effort que le corps progresse.

Schéma limite

C’est en comprenant cela, que je suis passée d’une planche de bois impossible à plier en deux à une personne capable de toucher ses pieds jambes tendues grâce aux étirements effectués tous les soirs.
En plus de la pratique
Voici deux exercices pour améliorer votre trot assis.
Le premier est à cheval au trot enlevé. Au moment de vous lever, vous allez aussi avancer le nombril vers les oreilles du cheval. Cet exercice va ouvrir vos hanches. Cette ouverture correspond au mouvement effectué au trot assis pour encaisser les projections.

Le deuxième exercice nécessite un gros ballon de kinésithérapie et deux grands bâtons. Personnellement, j’utilise des manches à balai. Une fois assis sur le ballon, vous plantez les balais au sol, les mains au même niveau qu’à cheval. Puis vous simulez le trot assis sur le ballon en détendant les bras le plus possible afin que les balais ne bougent pas. Vous pouvez faire 2 ou 3 séries de 30 secondes. L’important étant d’en faire un peu régulièrement.
Durant l’exercice, essayez de prendre conscience des mouvements de vos bras afin de les reproduire ensuite à cheval. L’effet de l’exercice sera plus efficace.

la position debout
La position debout est simple : vous vous mettez debout sur les étriers. Dans cette position, ce sont vos chevilles qui amortissent les mouvements du cheval.
La position debout est une position uniquement d’entraînement, elle n’est pas utilisée dans une discipline équestre particulière.
Le but de cette position
L’objectif est d’assouplir les chevilles et de travailler votre équilibre. Cette position permet d’améliorer la position d’équilibre qui sera décrite ensuite.
En pratique
Lorsque vous vous mettez debout, pensez à bien abaisser les mains pour les garder au même endroit. Sinon, vous tirez sur la bouche du cheval. Au début, vous pouvez prendre un peu de crinière pour trouver votre équilibre. Ensuite, vous la lâcherez. Vous devez sentir les mouvements du cheval dans vos chevilles et entre les mollets.

Attention à la position de vos pieds dans les étriers ! S’ils sont enfoncés à fond dans les étriers, vous risquez de tomber en avant.

En plus de la pratique
Positionnez-vous sur le rebord d’une marche comme s’il s’agissait des étriers. En restant droit, vous montez sur la pointe des pieds puis redescendez le plus possible. Que ce soit en montée ou en descente, le mouvement doit être contrôlé. Attention à votre dos qui doit rester droit et aux épaules et aux bras bien relâchés. Plus vous irez lentement, plus l’exercice sera bénéfique. Vous pouvez faire 2 ou 3 séries de 20 allers-retours.
Pour un peu plus de challenge, vous pouvez porter un poids dans chaque main (bouteille d’eau, sac rempli ..) Attention à ne pas dépasser 2kg et à prendre un poids plus léger si c’est trop difficile.

la position en équilibre
La position en équilibre est une position où l’on est accroupi au dessus de la selle. Cette position est utilisée pour le saut d’obstacles. Nous aurons tout un chapitre sur le sujet. Pour le moment, restons sur le plancher des vaches.
En pratique
En équilibre, vous devez former un Z avec votre corps en équilibre sur les étriers. Pour cela les épaules partent un peu en avant pour s’aligner avec les genoux. Les hanches et les talons restent alignés. Et bien sûr, le dos est droit et le regard bien droit devant. Comme pour la position debout, attention à la position de vos pieds dans les étriers.

En plus de la pratique
Là, pas de mystère, vous devez faire des squats (2 ou 3 séries de 10 ou 20), et des planches (2 ou 3 séries de 30 secondes).


Félicitations !
Avec l’article précédent, vous avez toutes les informations sur les différentes positions à cheval. Quelle que soit votre discipline, vous devez maîtriser ces différentes positions. Une fois maîtrisées, vous pourrez ajuster la communication avec votre cheval. De plus, vous serez suffisamment armé pour monter à cru.
Dans le prochain chapitre, vous découvrirez un outil sous-estimé et pourtant très utile dans votre pratique : la respiration.
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