Une fois à cheval, bien positionné à l’arrêt, vous allez demander à votre cheval de partir au pas. Une fois au pas, vous ne parvenez plus à maintenir à la perfection la position que vous avez à l’arrêt et heureusement… Votre corps va devoir accompagner les mouvements du cheval pour qu’il garde sa liberté de mouvement. Si vous vous crispez complètement, le cheval sera dans l’incompréhension la plus totale et s’arrêtera.
Dans cet article, je vous propose de voir comment accompagner au mieux les trois allures. C’est ce que vous apprenez dans les trois premiers galop de la fédération. Il faut en effet entre trois et quatre ans de pratique pour bien comprendre le fonctionnement du corps de votre cheval et de votre propre corps. Je vous propose ici de ne pas trop tâtonner au début en vous donnant des explications claires.
Les pré-requis
Avant de rentrer dans le vif du sujet, voici les articles que vous devriez lire avant de continuer :
Chap 3 article 5 : La position de base des aides du cavalier
Chap 4 article 4 et sous-articles : Que sont les allures ?
Rappel : la position de base
Toute les explications suivantes vont partir de la position de base. Voici donc le schéma de référence :
SCHEMA COMPLET
Accompagner le pas
Les sensations
Le pas est une allure lente. Cette lenteur vous donne le temps de ressentir le mouvement de chaque membre. Exercez-vous à ressentir chaque pas et à anticiper le prochain.
Maintenant si on se focalise sur les antérieurs. Vous devriez sentir la montée de l’antérieur par rapport à sa position initiale. En effet à l’arrêt, les antérieurs sont posés. Ces derniers pour se mettre en mouvement doivent décoller du sol pour ensuite cherche de l’espace vers l’avant. Votre selle étant très proche des épaules, vous pouvez sentir toutes les mécaniques.
Pour les postérieurs, la sensation est différente. Vous sentirez uniquement la poussé. Tout ce qui est mouvement complet est trop éloigné de votre selle. Cependant, dès que le sabot pousse, vous être propulsé vers l’avant.
Du coup, au pas, vous allez sentir l’épaule gauche se lever pendant que le postérieur droit vous propulse et inversement.

Maintenant parlons de l’encolure. L’encolure suit le mouvements des deux antérieurs. Vos mains vont être portées vers l’avant puis revenir dans un rythme deux fois plus rapide qu’une foulée de pas. C’est à dire que dans une foulée, vos mains vont avancer et revenir au point de départ deux fois.

Le résumé
Voici un résumé de l’assemble des informations.

Accompagner les mouvements du pas.
Au niveau de votre corps. Les parties qui bougent sont le bas du corps qui devient souple à partir du bassin et le haut du corps qui reste fixe en dehors des bras et avant bras qui accompagne l’encolure.
Accompagner le trot
Le trot est une allure dynamique ! Et vous allez vite comprendre pourquoi.
Les sensations
La première fois que vous avez trotté, vous vous êtes senti partir dans tous les sens. Cela est dû au fait que les mouvements des membres sont rapides et en diagonales.
Pour le coup, on ne peut pas séparer la sensation des antérieurs et des postérieurs, nous allons plutôt parler des diagonaux. Quand le diagonal gauche se lève, vous êtes alors propulsé vers le haut et basculé à droite. En même temps, le diagonal qui s’est baissé vous propulse vers l’avant. Cela fait beaucoup d’informations en très peu de temps.
Au niveau de l’encolure, comme elle est fixe, vous n’avez pas à l’accompagner.
Accompagner les mouvements du trot enlevé.
Le trot enlevé est un façon d’accompagner le cheval en évitant les rebonds. Le trot enlevé est utilisé par les cavaliers au moment de l’échauffement. Il est impossible d’encaisser les rebonds du cheval alors que le corps du cheval et le nôtre ne sont pas assouplis par les échauffements. Il y a un vrai risque de claquage pour vous et votre cheval.
Comme son nom l’indique, trot « enlevé », le cavalier va se lever de sa selle et s’accroupir dans la selle. Pour cela, il va choisir le diagonal extérieur à la piste et va suivre son mouvement. Attention ! La phrase qui suit est complexe. Si je suis à main droite, alors je trotte sur le diagonal gauche. Ce qui veut dire que je me lève de la selle au moment au mon antérieur gauche se lève et m’accroupis dans la selle au moment où il redescend vers le sol. Avec un peu de pratique, vous allez même utiliser le début de la propulsion pour vous lever.
Rappel :
Vous vous accroupissez dans votre selle et vous ne vous asseyez pas. Rappelez-vous que vous devez retrouver votre position de base avec le bassin, bien sur les ischion.

Nous avons parlé de monter et descendre. L’antérieur que nous suivons va décrire un cercle. Si on veut le suivre, il va falloir que l’on avance notre bassin vers les oreilles du cheval au moment du levé. Et ce petit détail anodin est un entrainement pour le trot assis. Nous en reparlerons à l’article suivant.

Parlons des mains maintenant. Mais on a dit qu’on avait pas à accompagner l’encolure vu qu’elle est fixe ! Et comme beaucoup de cavaliers, au moment où vous allez vous lever, vos mains vont partir avec vous, donc ne seront plus fixes. Défaut de la plupart des cavaliers débutants. Car pour le coup, les bras et les avant-bras, vont se déplier et replier afin que la main reste à sa place. Et prendre conscience va énormément vous aider.

Le résumé
Voici un résumé de l’assemble des informations.

Accompagner le galop
Les sensations
Le galop est plus facile à lire dans le corps que le pas et le trot. Cette allure peut se découper en deux périodes : la propulsion et l’équilibre.
La période de propulsion comprend les deux pas avant la propulsion, le cheval avance et baisse la tête pour allonger son corps, et se propulse fortement vers l’avant. Cette sensation de cheval qui se baisse, peut donner la sensation que le cheval veut se débarrasser de vous. C’est cette phase qui fait peur au cavalier débutant.
La période d’équilibre comprend la phase de projection et le pas suivant sur le postérieur. Le cheval va baisser les hanches et sa tête va se redresser vers le haut et vers vous. Vous allez avoir la sensation que le cheval se lève de l’avant. Le paradoxe, c’est que vous êtes en train de redescendre vers le sol.
Accompagner le galop à droite
Pour accompagner au mieux le galop, le cavalier va devoir ouvrir son bassin. Il faut basculer un peu le bassin pour s’asseoir. Pour cela, le haut du corps se met vers l’arrière. Vous pouvez si besoin exagérer ce basculement le temps que votre bassin s’habitue au mouvement du cheval.
Ensuite, c’est la souplesse du bassin et la tonicité de vos abdominaux qui vont vous permettre de bien suivre le mouvement. Pendant la période propulsion, le bassin va être propulsé, les épaules vont naturellement se mettre en arrière ce qui permettra au bassin de s’ouvrir. Durand la phase d’équilibre, les abdominaux vont ramener les épaules dans la position initiale. Les épaules vont alors s’avancer et le bassin se refermer.

Au niveau des mains comme au pas, elle va accompagner l’encolure du cheval. Elles vont s’avancer pendant la période de propulsion et revenir à la position d’équilibre pendant la période d’équilibre.

Le résumé :
Voici un résumé de l’assemble des informations.


A votre avis au galop avec quel pas, le cheval peut accélérer ?
C’est au moment où le diagonal se pose. En effet, c’est le seul moment où l’un des postérieurs peut s’avancer sans marcher sur l’antérieur. De plus, le cheval tout allongé est plus aérodynamique, comme une formule 1.
Même chose pour le galop à gauche.
Accompagner le galop à gauche



